Randonnée du Cap de Gascogne

le dans Racine
Randonnée du Cap de Gascogne
Par Jeannot Nyme (ex Schtroumf Grognon)

Quelques photos sont arrivées ... et des Videos aussi (GTi , Vieilles gamelles , Sandbikerz)


Retour à Saint Sever pour la randonnée annuelle du club VTT où j’ai décidé, pour la première fois, de me lancer sur le 45 Km. Bien m’en a pris.



Après un café - et le sourire des dames qui le servent-, le bonjour à mes anciens camarades de chemins, j’attends que le jour soit bien présent pour me lancer.



Dès le départ, on remarque tout de suite la fluidité apportée par la différentiation des divers circuits et la séparation avec ceux des marcheurs. Excellente idée du Sanglier du Cap de Gascogne.



C’est donc dans les meilleures conditions - sauf le boloss qui m’a presque fait me vautrer en me doublant à la sortie du chemin creux - que l’on attaque le premier monotrace, en descente, avec de petites bosses permettant de se mettre en jambes.

Arrive très vite la première montée qui, elle, va mettre le cœur dans les tours. On poursuit ensuite en descente pour rejoindre une première fois le Gabas.

Cette partie est très plaisante, avec la belle chaussée du moulin, bien travaillée et sèche ce qui ne gâche rien.

On attaque ensuite le Pichegarie - l’oued local – dans lequel le roulage est sympa d’autant plus qu’il n’y a pas la moindre goute d’eau.

A sa sortie, après avoir traversé une mare de boue et emprunté un chemin en herbe, je tombe sur Pascal L. prenant des photos. Il me traite carrément de tricheur pour avoir coupé une partie du circuit. Effectivement j’ai raté une flèche.

J’en profite pour dire que le marquage est excellent, avec des signaleurs aux points dangereux, même si j’ai vu au moins une rubalise placée à gauche – Oui, mais si on peut pas faire autrement ? A droite, les rubalises c’est à droite !

Je fais donc demi tour, les roues entre les jambes, pour reprendre le bons sens du circuit. Re-flaque de boue, ah oui, elle est là la flèche ... Et repassage devant Pascal. J’espère qu’au moins la photo est réussie.

Comme le Pichegarie est logiquement en fond de vallée, il faut remonter, et pas qu’un peu, pour rejoindre le monotrace du bord de la rocade.

Heureusement, la première partie est à profil descendant ce qui permet de récupérer et de prendre un réel plaisir. Le deuxième tronçon est lui plus remontant, plus “glissouillant”, et sera l’occasion de tester l’accroche des semelles et le poids du vélo. Il est quand même trop déclassé ce single de quasiment 3 km.

Petit bout de plat (?) et après un belle descente très saine à travers bois, on rejoint déjà le premier ravitaillement. Accueil souriant, pâté, bourret, etc. Rien à redire ça passe crème.

L’approche des berges de l’Adour est toujours aussi plaisant avec le passage sur la “levée” et les petits “zigouigouis” joueurs.

Après le pont, les voilà enfin ces berges tant désirées. Même si elles ne sont pas la partie la plus physique, je pense que c’est la plus ludique. 4 km de pur plaisir, d’autant que le terrain est bien sec et que les “A donf” judicieusement placés m’ont permis de franchir, enfin, toutes difficultés. C’est oufissime les berges et ce n’est pas un hasard si les trois circuits y passent.

Las, tout bonheur à sa contre-partie et elle se présente bientôt avec la côte de Pipoulan. Elle est longue (enfin, elle le semble), elle est dure, elle glisse. En plus, il parait qu’il y en a qui la montent sur le vélo ! Déjà qu’elle est dure en descente ... C’est abusé !

Passage à proximité du départ, mais surtout de l’arrivée. Je suis déjà bien attaqué au bout de 25 km, mais comme j’aime la suite du parcours, je continue. A nouveau un joli bout de single suivi d’un tronçon de route (là, j’ai triché) pour aller traverser le Gabas. Deuxième ravito, sourires, non merci pas de bourret, je vais plutôt prendre des oranges et des fruits secs ...

S’ensuit le monotrace de la voie ferrée – tiens je croise un gars qui m’a mis 8 km et qui me souhaite bon courage ! - et la (trop) longue montée pour rejoindre le premier technique d’Audignon. Ils sont forts les traceurs, ils ont même réussi à la faire pousser cette montée.

En revanche, le technique qui suit est, lui, toujours aussi jouissif. Des creux des bosses, des virolos. Bref tout ce pourquoi on se fait mal.

Petite liaison, avant d’attaquer deux autres zones de single en sous bois très plaisantes et après un bout de route et la longue (mais agréable) montée, c’est LE technique d’Audignon et là ça surkiffe ! – sauf le tour de l’arbre après les trois marches que je n’arrive toujours pas à franchir, mais WTF !

Direction la côte de Marseillon, qui elle aussi à poussé (j’ai honte, je l’avoue j’ai mis le pied). En haut, 3 ème ravito, c’est le luxe même si j’aurai bien pris un peu de bourret, mais les autres ont tout bu. Faut dire que je ne dois pas être loin de dernier ... Et voilà le super petit chemin creux technique, où j’aperçois du coin de l’œil Christophe qui prend des photos, et la magnifique descente vers le Gabas.

C’est déjà le dernier monotrace le long du Gabas, la dernière partie de plaisir sur ce terrain exceptionnel. Les encouragements de Fabrice N. , la dernière montéééééeee et l’arrivée déjà, enfin!

La bière, les toasts au foie gras, le sandwich à la ventrèche et la convivialité, c’est ça aussi la conception du VTT à St Sever.

Merci à tous ceux qui permettent, année après année, la perpétuation de cette magnifique randonnée.

J’espère revenir l’année prochaine car je suis sûr qu’il y aura de nouvelles belles surprises.

Allez maintenant retour en charente aquatique et YOLO.



PS: les jeunes de St Sever, pensez à la relève, les yeuves fatiguent ...