News

CR RANDO LANNEPLAÀ - 23/09/2018 (par China Girl sous couvert de mon supérieur hiérarchique Denis Graffiti Loeb)

le dans News 2016
CR RANDO LANNEPLAÀ - 23/09/2018 (par China Girl sous couvert de mon supérieur hiérarchique Denis Graffiti Loeb)
En ce dimanche, Denis et moi, nous avons décidé d’aller pédaler dans un coin des PA... A la rando de Lanneplaà.
4 membres du Club sont présents aussi : Jean-Luc P., Jean-Yves, Freddy et Bernard électro. Le Président, Bernard est venu surtout pour promouvoir la très prochaine rando de Saint-Sever, il faut dire que c’est un excellent homme de communication !

Un slogan a germé dans pas mal de têtes, comme une évidence… « Et ben, Lanneplaà, ce n’est pas plat !! Ah Ah !! » (Ici, Christelle, ma comparse du jour, ne me démentira pas parce qu’elle l’a même dit !)

En effet, au panneau d’affichage 980 m de D+ sont annoncés sur le 40 kms ; à l’arrivée, sur certains GPS, autour de 900 m. Donc, vous vous doutez bien que certains ont eu mal aux cuisses, et j’en fais partie !

Dans le détail, je dirai que cette rando est satisfaisante :
De jolis singles dans l’ensemble, joueurs et techniques, sans trop de passages délicats ; de belles montées, parfois longues, parfois raides, et même les deux.
Certes, des passages enherbés ou des bordures de champs qui sautillent de temps en temps (on y laisse du jus), voire de la route mais il faut bien relier les différents singles.

Avant le 2ème ravito, une ascension longue mais douce nous permet de nous délecter d’un magnifique point de vue sur les Pyrénées. Bien pensé Messieurs les organisateurs de mettre le ravito au point de vue le plus haut du parcours, à côté du château d’eau de Lanneplaà !

Au 3ème ravito, nous avons droit à une petite boucle de 3 kms (aux dires des bénévoles) ; elle était super agréable avec notamment un single encaissé, avec des virages relevés… Un vrai régal, on y serait repartis mais il valait mieux se réserver pour la suite !

A la fin du parcours, cela fait plaisir de revenir à la civilisation ! Merci à l’église, qui sonne les coups de midi, de me rappeler qu’il est tant d’arriver parce qu’un certain vététiste pédale bien plus vite que moi et par conséquent, il est déjà arrivé, a déjà bu sa bière et avalé son sandwich.
Une petite descente encaissée le long d’un champ avec un petit saut et ça y est, on a rallié l’arrivée, ouf ! D’après mon compteur : 42 kms… Et Denis m’assure qu’il l’a bien étalonné depuis que je suis passée au 29 pouces !

Pour finir, les 3 ravitos étaient bien fournis et variés : du sucré (chocolat, orange, banane, pruneau, pain d’épices…;) et du salé (toasts de pâté) et les boissons qui vont avec (jus d’orange, soda, eau avec ou sans sirop).

Un accueil de qualité : café et gâteau, fluidité aux inscriptions, départ donné à l’heure.
Le balisage parfait : des flèches faciles à repérer (sur piquet ou au sol), des rubalises.

Un petit bémol, le prix peut-être un peu élevé : 7 €, certes avec le sandwich mais pas la bière ?!

On reviendra parce qu’on a apprécié la diversité des terrains (argile, herbe, quelques cailloux, et même un peu de sable !) et les difficultés proposées !

Doazit 26/08 + Morcenx 09/09

le dans News 2016
Doazit 26/08 + Morcenx 09/09
Doazit : Cette année encore, super rando! Une des meilleures de l'année pour moi ... Trop confidentielle ces dernières années, quelques riders seulement au départ, dont 2 st-severins c'est tout (Caillou et moi-même).
Très beau parcours, remplis de singles sauvages et de défis techniques (dans le sens de la montée surtout). Très physique aussi, 30kms à peine mais beaucoup de D+ en proportion... Pour un peu ils pourraient utiliser l'appellation "doazit extreme". A refaire sans hésitation!

Morcenx : Pas du tout le même trip, mais pas mal non plus. Manquait un peut de relief à mon goût sur le 35 (mais bon, hein, j'avais qu'à faire le 50)
Joli singles entre les arbres, pour les possesseurs de guidons pas trop larges... Meteo pluvieuse au départ, mais qui s'est vite arrangée. Pas mal de monde malgré tout. Ravitos plus que corrects. Bilan positif (mais un peu - bien que Doazit quand même...)

les 1200 de Cyril

le dans News 2016
les 1200 de Cyril
Sous l'égide de la FFCT était organisé un brevet des randonneurs mondiaux de 1200km. (Il fait 1217km officiellement)

Le concept est simple, ce n’est pas une course, il faut boucler un parcours imposé en moins de 90h, temps de repos compris, il faut donc rouler, rouler, rouler, sans perdre de temps...
- 239 inscrits
- 40 annulations avant départ
- 181 partants effectifs
- 16 pays représentés - Allemagne (10), Autriche (6), Belgique (9), Espagne (6), Italie (3), Pays-Bas (4), Royaume-Uni (10), Écosse (1), Irlande(3), Russie (2), Thaïlande (1), USA (6), Japon (1), Israël (1), Colombie (1), Venezuela (1).
- 17 points de contrôle
2 départs étaient donnés, un premier le dimanche 8 juillet à 20h et le deuxième le lendemain à 5h.

J'étais dans le groupe de dimanche, placé dans des sas par groupe de 20 cyclistes, départ toutes les 5 minutes pour fluidifier la circulation.

20h07, c’est parti, ça part même très très fort, je regarde mon compteur, nous sommes en peloton à 35km/h sur la piste cyclable qui permet de sortir de Bordeaux et ça relance jusqu’à 40km/h en sortie de virage !!!

Je ne tiendrai jamais 90h à ce rythme, je me sépare du groupe et reste seul à une vitesse de 24, ça suffit largement.

Evidemment, je me fais doubler par au moins 80 cyclistes partis après moi et qui roulent à une allure de fou…
Je me retrouve seul dans la campagne girondine à me demander ce que je fous là… j’ai fait 50 kilomètres et je me pose sérieusement la question d’abandonner tout de suite, n’ayant manifestement pas le niveau pour suivre les autres.

Arrivent les premiers faux plats dans les vignes de l’entre deux mers, il fait bientôt nuit et je commence à voir les feux arrières de ceux qui m’avaient doublés quelques kilomètres avant. Je ne m’emballe pas et continue à mon rythme et malgré ça, je double un grand nombre de vélos qui manifestement sont partis beaucoup trop vite !

Les jambes tournent, le moral est bon, 3h05, premier contrôle à Vaunac en Dordogne, je suis 108ème à passer, pas terrible mais je suis dans les temps.

J’écoute les conversations, beaucoup sont déjà très fatigués, n’ont plus les jambes alors que l’on a fait que plus plat. Peut-être (surement) leur départ a-t-il été trop rapide ?!?

Les choses sérieuses commencent seulement maintenant…

Du D+, vous en vouliez, en voici, en voilà… les points de contrôle se succèdent, je passe en 27ème position à Chartrier Ferrière (km244) en Corrèze à 6h56, Montpazier à 11h16 en 20ème position, classement que je garderai plus ou moins jusqu’à la fin.

Non, je n’ai toujours pas dormi, je m’arrêterai quand je serai fatigué ! ;)

Je roule seul la plupart du temps, je vois toujours les mêmes têtes aux points de contrôle.

Les points de contrôle se succèdent, j’arrive à Soumoulou (km568) à 1h41, complètement défoncé (de partout) et je m’octroie une première pause sommeil de 2 heures.

Les températures de plus de 40°c de l’après-midi ont mis à mal les organismes.

4h je pars vers Asson puis le Soulor, 8h54 j’en arrive à bout, mais à quel prix !!! J’ai fait les passages les plus raides en poussant le vélo (bravo le cycliste !!!)

Je continue à travers le Béarn et le pays basque, le D+ est omniprésent et cassant, à 11h, le thermomètre affiche déjà plus de 35°c.

J’arrive à Hendaye en 13ème position sous les klaxons, il est 22h29, la France vient de se qualifier.

Je suis à point, cuit, archi cuit, les quelques micro siestes de l’après-midi à l’ombre n’ont pas suffit, je dors de nouveau deux heures.



Dernière ligne droite et remontée à travers les plats pays des Landes et de la Gironde, mais quelle remontée !!! beurrkkk !!!!

Les jambes ne tournent plus, j’ai mal au genou gauche, la route est gravillonnée et n’a aucun rendement, il fait 38°c, je suis seul et pour couronner tout ça, 30-40km/h de vent de face sur 275km. Je plafonne entre 17 et 18km/h, les kilomètres défilent très très lentement !!!!

Je me console en me disant que les conditions sont les mêmes pour tout le monde.

Je ferai beaucoup de micro siestes au fond des fossés à l’abri des regards dans la journée, la fatigue est belle et bien là, mais l’arrivée se rapproche, il faut garder courage.

Je pointe en 30ème position à Andernos (km1064) à 19h45, ce fut fastidieux d’arriver jusque-là, mais le club local nous avait préparé un super buffet, 5€ avec sandwich, boissons et salades le tout à volonté, pas la peine de préciser qu’avec moi, ils n’ont pas fait de bénéfice.

Le soleil se couche, la proximité de l’océan permet une descente rapide des températures, le buffet copieux et une micro sieste de 10 minutes m’ont redonné de l’énergie, les conditions sont optimales et après une très longue et dure journée les jambes retournent enfin.

J’arrive à afficher et maintenir la vitesse fantastique et extraordinaire de 24km/h ;)

Je roulerai encore toute la nuit coupée de deux siestes de 20 minutes pour enfin arriver à la destination finale à 6h20.

Je boucle enfin ce BRM1200 en 29ème position !!!
- 1229km au compteur en 82h13, mission accomplie
- 59h08 de pédalage
- 23h05 d’arrêt dont environ 7h15 de sommeil
- 10990m de D+
- 20,8km/h de moyenne
- 59 abandons
- Environ 45 litres d’eau bue
- 3 litres de coca
- 1 litre de redbull
- 1 vélo à 15kg équipé avec porte bagages et couchage
- 1 demi boite d’ibuprofène
- 1 tube de déflamol

C’est une expérience éprouvante et incroyable à vivre.

Pour conclure, comme l’a déjà dit un certain Jean de Lafontaine, rien ne sert de courir, il faut partir à point.