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Essais VTTAE Giant au Téléthon d'Haut Mauco (par Thierry L)

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Essais VTTAE Giant au Téléthon d'Haut Mauco (par Thierry L)
Dimanche 6 décembre c’est Téléthon et l’embarras du choix coté rando VTT. Comme je n’ai pas roulé depuis bien longtemps les 17 kms de Benquet me faisaient de l’œil jusqu’à jeudi soir où un achat de valve au retour du boulot se transforme en prêt d’un VTTAE Giant pour le week-end. Changement de cap vers les 35 kms annoncés techniques de Haut Mauco. Une centaine de vélos au départ dont une vingtaine de poulets et poulette de St Sever.


Départ sans assistance les 1er mètres où le vélo s’avère rouler tout à fait normalement puis en mode « Eco » pour le vélo et le « pilote » histoire de se chauffer tranquillement et de discuter un peu avec nombre de retrouvailles. L’assistance électrique est très sensible et très agréable pour rouler dans le flot des VTT «normaux». C’est normal un 29 TS ? … Le vélo me parait à la fois très stable et intuitif. Après environ 5km de roulant, à l’entrée dans un single je passe le mode « Normal ». L’assistance est nettement plus perceptible mais aussi plus violente à sa mise en route. A la première accélération je suis surpris par un cabrage bien plus «violent» que prévu. Au fur et à mesure des difficultés je m’acclimate à l’assistance qui me fait penser, toutes proportions gardées, aux si plaisants Turbos des années 80. Un temps de réponse gênant à la mise en route plus une arrivée brutale de couple qui demande de changer son pilotage. En effet selon sa position sur le vélo et le grip au sol cette arrivée brutale de couple déleste l’avant ou fait riper l’AR (toujours à gauche dans mon cas) si l’on garde ses «habitudes». Je comprends assez vite qu’il faut rester bien droit et ne pas hésiter à «bourriner». Quand on pense à anticiper l’accélération et à privilégier les tout droits à fond, tout devient plus fluide et le grip s’avère même remarquable. Comme en SS quoi ! … (J’en vois certain blêmir devant leur écran). Quelques passages bien pentus me rassurent sur le fait que le mode le plus fort d’assistance (il y en a 3) associé au 1X10 de la transmission (36 X 11-36) permet de passer partout en montée malgré mon absence totale de jambe. C’en est presque gênant quand on double des gars visiblement pas maladroit et en forme eux ! Mais quand on reste bloqué derrière eux sur un gros coup de cul, le redémarrage s’avère laborieux en raison du temps de réponse de l’assistance à la mise en route. De plus (ou de moins) les 22kg de l’engin mettent rapidement le cœur et les poumons dans le rouge quand il s’agit de pousser ! Bin oui, le VTTAE n’a pas que des avantages ! J’avais déjà pu m’en apercevoir au chargement de la voiture…


Le parcours semble avoir été fait sur mesure pour mon essai. Après le départ sans assistance le roulant permettant le mode «Eco», le tournicotant en mode «Normal» et les coups de cul en mode «Sport» Voilà arriver ce que je préfère dans le VTT, les endroits où y a pas à pédaler. Les descentes, tèchenique ou pas. Dans les techniques le châssis est vraiment intuitif et incite à prendre les versions les plus hard du parcours où il s’avère à l’aise ; bien que le poids soit parfois sensible dans les bras sans que cela ne soit jamais gênant. Tout va si bien que je me retrouve totalement hors-piste à devoir rejoindre la trace principale au travers de broussailles et de grosses pentes sans aucune visibilité. Les suspensions et le cadre hyper stable me sortent à merveille de ce mauvais pas, sans autres problèmes que de grosses griffures sur les mollets. Un peu plus loin 2 grosses descentes toute droites avec un bas défoncé me permettent de constater que, là où les 29 ralentissent fortement, le Giant absorbe tout sans brocher et permet de garder beaucoup de vitesse pour aborder le raidillon suivant où le « boost » fait merveille dans les derniers mètres. Là c’est sans aucun remord que je double nombre de gars à la peine. Je n’ai vraiment pas envie de pousser les 22kg sur ces pentes ! Attention même avec l’assistance au max, il faut pédaler ! On passe plus vite, on ne pousse plus mais on doit toujours pédaler fort. C’est là que ce vélo est génial car le plaisir de l’effort est toujours là.
Le retour se fera par du roulant qui me permettra de rouler (en discutant!) avec Jan, Pascal et Carole qu’habituellement je ne vois jamais ailleurs qu’au départ (parfois à l’arrivée). Les jambes sont en feu mais le cœur et le souffle normaux. Ça fait du bien de retrouver des sensations perdues depuis quelques temps.

Seul bémol, la limitation à 25 km/h de l’assistance qui met brutalement un mur. Arrivé à 26 km/h le sable semble coller les roues au sol et fait gonfler les cuisses. Retour brutal à la réalité … + 10kg (et je ne parle pas que du vélo). Honnêtement cette limitation ne m’a pas parue vraiment gênante, m’incitant juste à me faire mal dans des parties montantes ou sableuses pour raccrocher Pascal et Carole qui s’éloignaient dès que je plafonnais à 26. Peut-être qu’ils m’attendaient… mais j’en doute !


Au final que du plaisir. Plaisir retrouvé de faire du VTT, plaisir de pilotage, plaisir de sensations, plaisir de se faire mal mais aussi plaisir de retrouver l’esprit de compétition et la mauvaise foi de la plupart des VTTistes. Toujours pour le plaisir 1 exemple : -« Ah ! Mais y a un moteur ! » Entendu au moins 1 fois sur 2 en doublant des VTT qui ne se font jamais doubler par un vélo sans moteur. Bon c’est vrai que dans le cas inverse, je l’aurais probablement dit aussi… A l’arrivée 40 km au compteur (1 flèche déplacée par l’abruti de service qui me vaudra 5km de plaisir en rab) 26% restant à la batterie, 1 bière et plein de curiosité autour du vélo.
Merci à Giant pour ce vrai All Mountain (dommage tout de même qu’il faille débourser 700€ de plus pour une version avec la grosse batterie), et surtout merci aux Cycles Vincent Neury pour le prêt.


Info de dernière minute : Un autre miracle à mettre au compte de ce vélo, un montois, paraît-il en forme en ce moment, passe brutalement du viril 26’ endurigide d’homme au 29’ TS de tafiole après avoir été déposé par (je cite) « un vieux grabataire » (en mode «Eco») !
C’est beau le progrès !

Téléthons 2015

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Téléthons 2015
C'est la période du Téléthon, il y a abondance de possibilité de rouler et de faire une bonne action par la même occasion. Amou, Benquet, Haut Mauco ou pour les plus courageux (ou ceux qui aiment beaucoup le gâteau basque) Hasparren, se décarcassent pour la bonne cause. Allez les remercier.

Pour vous donner envie, une vidéo (de celui de Magescq) aux cadrages et montage toujours aussi soignés par le grand Maneric.

CANI VTT à Hagetmau (par GTi)

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CANI VTT à Hagetmau (par GTi)
Video (un peu longue) à télécharger (de Philou et Hadrien)

Dimanche bien sympathique à Hagetmau pour le cani vtt.cani cross .cani marche et cani enfant.
Que de chiens allant du York au lévrier en passant par husky.berger....
Vraiment top ces challenges et beau parcours avec le Louts et lac d'Ages . Des points à améliorer, mais vraiment très joli attraction. A force de tourner on a fait 27 km .avec le froid au début mais un superbe soleil après.

Vivement la seconde édition

Retour sur Catalan’duro: enduro de Corbères (66) du 7 novembre (par Tom)

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Retour sur Catalan’duro: enduro de Corbères (66) du 7 novembre (par Tom)
Photos

Pour bien finir l’année j’ai décidé début septembre de m’inscrire à l’enduro de Corbères, le terrain et le climat changent du 64 ou 65 et de plus cette année la plupart des enduros de la région ont eu lieu au printemps ou cet été et je n’avais pu faire jusque-là que l’Enduro d’Aure en juin.

Direction donc le 66 le 6 novembre à 12h30, près de l’Ile sur Têt, dans le petit village de Corbères pour une (seule) journée d’enduro mais a priori bien remplie puisque 6 spéciales sont prévues pour 1200m D+ et 30km environ. Ca paraît presque gentil … mais c’est de l’enduro et le cumul descentes à donf et remontées sur le vélo en général ça calme bien.

J’ai la plaque 164, ma SP1 est à 9h29 avec 40 min de montée au départ de Corbères par chemin et piste DFCI, c’est parfait pour se mettre en jambes, pas trop raide, et le temps est au beau fixe.

Je pars à 8h30 du village et monte tranquillou, j’arrive 15 min en avance, largement le temps de regarder mon vélo que j’avoue ne pas avoir pris le temps de vérifier depuis sa dernière sortie. Fidèle à lui-même il est impec’, pourtant je ne l’ai pas ménagé depuis cet été avec quelques sorties enduro au Pays basque et 2 sorties DH à Cauterets et au Pic du Jer. Décidemment ce Giant ne cesse de me surprendre, en bien ! Mais c’est bientôt à moi je m’approche du départ de la spéciale. Nous sommes 300 inscrits, ça bouchonne un peu pour le placement mais on y arrive. Nous sommes sur un petit sommet à environ 500m d’altitude au-dessus de Corbères, vue sur le massif du Canigou, c’est top.

La végétation est constituée de chênes verts et petits arbustes et le sol alterne rocaille, terre meuble, humus. Départ toutes les 20 secondes. La SP1 met bien dans l’ambiance avec un joli single tortueux dans les arbres, un joli passage en rochers et de la relance qui tue avant le final. 6min35s pour moi et je suis déjà pas mal secoué. 30 min de liaison pour repartir près du départ de la SP1 pour la SP2 qui sera assez similaire. Ici il n’y a pas beaucoup de pente, souvent de la relance voire carrément de la montée pendant les spéciales mais les singles sont très tortueux, on ne peut pas vraiment aller vite et il y a pas mal de pièges entre les arbres, les racines, les souches et bien sûr les cailloux et autres rochers.

La SP2 est plus longue et plus physique, 9min49, arrivée dans le village de Corbères. Comme à chaque début d’enduro j’ai déjà l’impression d’être dans le rouge tant on tire brutalement sur la machine dans ce type d’épreuve. Et je suis toujours léger niveau entraînement il faut dire… La SP3 part d’une autre colline juste au-dessus du village, là où il y a le château d’eau. Ça grimpe fort, plus de 15% à vue de nez, heureusement pas très longtemps.
Le début de la spéciale est OK, mais sur la fin il y a un passage en rochers, en dévers et avec un ravin à droite, le rocher est humide et mon vélo se dérobe et pars à droite, j’amortir lourdement avec le fessier, récupère le vélo qui se fait la malle et remonte pour redescendre aussitôt face à un espèce de petit précipice, je sais pas comment les mecs le passent à vélo moi je descends, même à pieds c’est chaud, je remonte 2 mètres plus loin sur le vélo et fonce pour terminer. 4min33s.
Il fait maintenant largement les 25°C prévus, boire et boire encore, tomber une couche et c’est reparti pour 40 bonnes minutes de liaison et une spéciale 4 qui, suite à un problème de chronométrage sera finalement annulée pour le classement. Dommage car elle avait été bien physique, tout ça pour rien au final !

Les SP5 & 6 partent encore du sommet de cette petite montagne et sont assez similaires au premières : single dans la forêt, quelques passage de rochers, peu de pente, pas mal de relance, fatigantes en fait. Le final de la SP5 se fait dans le lit d’un ruisseau plein de rochers bien glissants, assez chaud. La SP6 arrivent au centre de Corbères pour un final assez fun avec des passerelles juste avant la ligne d’arrivée. Je finis sur les rotules avec le bide retourné (je déclarerai une gastro le lendemain…;), mais avec l’envie de recommencer le weekend prochain comme toujours !

Sur les 300 au départ, 245 terminent et je me classe 194è, bien loin de ce que je pensais mais ça a été très serré car le gars derrière moi (plaque 165) ne m’a jamais doublé au cours des spéciales et au final il m’a mis 20 places ! Temps de pédalage 3h45, temps total en spéciales 39min35, 27min55 pour le vainqueur Remy Durand.

Bonne organisation, excellents ravito et repas sympa avec comme animation le team de trial de Corbères.